Les Bannas, Vallee de l Omo, au sud de l'Ethiopie


Les enfants, suite et fin du voyage dans la vallee de l Omo, là où se trouve une multitude de tribus.
Celle avec laquelle j ai pu passer du temps s appelle la tribu Banna.
Je vais vous montrer quelques photos et vous expliquer quelques caractéristiques concernant les Bannas.

La premiere photo, avec cette femme que vous voyez ci-dessus me permet de vous parler du mariage au sein de cette tribu.
Vous pouvez apercevoir qu'elle a un collier épais, qui est totalement scellé. Cela indique qu'elle est la première femme d'un homme appartenant à son clan. Lorsqu'elle est mariée, un autre signe distinctif est sa couleur de cheveux qu'elle teint avec un mélange de terre rouge. Vous verrez cette couleur sur une autre photo.
La coiffure est aussi différente lorsqu'une femme se marie, vous pourrez comparer avec la photo ci-dessous.

 Une jeune adolescente qui n'est pas encore mariée, avec son collier de perles aux couleurs de sa tribu, qu'elle porte soit en couronne soit en collier.

Voici un jeune homme banna. Vous pouvez remarquer que le style est le même entre filles et garçons.



Voici deux femmes mariées, avec la couleur de cheveux très spécifique de ces dernières.



Pour l'homme, avant de se marier, il doit passer une épreuve qui consiste à courir sur le dos d une vingtaine de vaches, sans tomber. Il a le droit d'échouer une fois, et doit réussir cette course quatre fois. S' il parvient à le faire, il aura alors le droit de se marier.

Voici le jeune homme qui a obtenu la permission de se marier, il y a deux jours.


Voici sa famille qui nous aura accueilli à bras ouverts.





Pendant la cérémonie, tous les villages des environs se rejoignent autour de la maison du jeune homme désireux de se marier.
Au programme, beaucoup de danses traditionnelles.



Pour finir avec cette tribu, je vais vous montrer quelques photos d enfants de la famille chez qui j ai eu la chance de dormir. Ils ont une vie bien différente de la votre puisqu'ils doivent travailler dès leur plus jeune âge dans les champs, où en suivant les animaux qui cherchent à se nourrir.




Le sud ouest de l'Ethiopie

Les enfants, la page "nord de l Ethiopie" est tournée, place aux grands espaces du sud et à ses tribus.

Ces quinze derniers jours, je suis parti à l aventure avec un autre voyageur qui possède une voiture, élément indispensable pour rejoindre les endroits les plus reculés de ce vaste pays.

Notre but était d aller voir ce qui se cachait dans le sud ouest du pays, là ou très peu de touristes ont l'occasion d aller par manque de temps.
Après avoir roulé 5 jours à travers des forêts, des plantations de café, des villages et des champs, nous sommes arrivés dans un territoire isolé ou vivent multitude de tribus, au style de vie bien différent du notre ou des éthiopiens vivant dans le nord du pays.


Ces tribus parlent leur propre langue, vivent dans des petits villages ou sont nomades.

Je vais vous montrer quelques photos de la tribu la plus impressionnante du coin et probablement d'Ethiopie.
Il s'agit de la tribu Surma.

Une jeune maman et son fils


Une jeune fille avec des plateaux d argile dans les oreilles, symbole de beauté très important pour les Surma.

Deux jeunes garçons en tenue traditionnelle

Un jeune adulte


Une jeune femme avec ce fameux plateau.

Une jeune fille devant sa maison


Un jeune homme et sa coiffe unique. Chaque surma passe un temps incroyable à se faire une coiffure qui est différente des autres, pour être le plus beau possible. La beauté est un élément très important de leur culture.




Prochainement, j irai rendre visite à d autres tribus qui seront, je l espère, tout aussi intéressantes.

Lalibela, centre spirituel de l'Ethiopie

Les enfants, je vous souhaite une bonne rentrée.

Cela fait quelques semaines que je n'ai pu actualiser ce blog, mais puisque vous n étiez pas à l école, cela n a pas d importance. J espère que vos vacances se sont bien passées. Qu’une fois n'est pas coutume, la grisaille aura épargné le mois d octobre.
 
De mon coté, je vais vous parler brièvement de ma dernière étape dans le nord de l Ethiopie.
Après la région si atypique du Danakil, me voila désormais à Lalibela. Cette ville minuscule est un lieu très important pour les éthiopiens, puisque c'est ici que l'on retrouve douze églises remarquables, uniques au monde, construites au 12 ème siècle, sous les ordres du roi Lalibela. 
 
Ces églises sont de trois types, monolithes, semi monolithes ou hypogées. Je vous expliquerai plus en détails ce à quoi cela correspond lorsque je passerai vous voir à l école.
Pour faire simple, les plus impressionnantes sont celles dites monolithes, c est à dire sculptées dans la roche. Avec quelques photos, vous comprendrez mieux.
 
La vie autour de ces églises, comme dans beaucoup d endroits en Ethiopie, semble n avoir jamais évoluée. Les gens passent beaucoup de temps à prier dans ces 12 églises, toujours habillés d un long voile blanc.
Quelques églises :






A la base, il faut imaginer une colline, que les gens de l époque ont creusée avec de petits outils. Une fois qu'ils ont sorti de la roche un énorme bloc, ils ont creusé l intérieur du bloc pour créer une église. 

Voici la plus fameuse église, Saint George, vue de la colline.

La même église vue d en bas.



Voici quelques photos des gens venus se recueillir auprès de ces églises.








Dans les hauteurs de Lalibela se trouvent plusieurs villages et églises typiques. Voici quelques enfants croisés dans les environs.








Ethiopie, le Danakil

Changement de décor, ni église ni montagne, juste un endroit unique au monde, dans lequel on retrouve un désert de sel, des volcans dont un avec un lac de lave, des caravanes de chameaux transportant le sel, des marchands de sel, et des endroits parfois plus bas que le niveau de la mer.
C est ici que l'on trouve l endroit le plus bas d Afrique, avec moins 153 mètres d altitude (et l un des plus bas du monde après la mer morte), l endroit le plus chaud du monde avec 34.4 degrés de moyenne sur une année, l un des seuls volcans au monde ayant un lac de lave permanente.

Voici quelques photos de quelques lieux dans le Danakil.

Les caravanes, transportant le sel jusqu aux villes les plus proches.
Il faut une semaine de marche pour rejoindre Mekele depuis le désert de sel.
Parfois les caravanes sont si grandes que l on peut compter plusieurs centaines de chameaux.




Quelques travailleurs dans le désert de sel. Ils façonnent des briques de 5 à 6 kilos chacune, qu'ils vendront ensuite au marché une semaine plus tard pour 2 euros.
Les chameaux portent une centaine de kilos de sel jusqu au marché puis reviennent jusqu'au lac chargés d'herbe pour avoir à manger. Il n y a pas de quoi les nourrir dans le Danakil.
Ces gens, comme ces chameaux ont une vie particulièrement difficile. Il ne fait jamais moins de 35 degrés la journée, et aucune zone n'est ombragée.


Pendant que les hommes travaillent, les chameaux patientent sagement en attendant que l'on charge le sel.


Voici le volcan, avec son lac de lave.
Je vous laisse imaginer à quel point il fait chaud autour du cratère. Lorsque la roche est en fusion, elle prend cette couleur orangée, et lorsqu'elle refroidie, elle noircit. Il est impossible de venir au volcan pendant la journée. La chaleur étant trop importante pour marcher, l'ascension se fait de nuit. Et c'est aussi la nuit que l'activité du volcan est la plus importante. Je vous expliquerai en classe pourquoi.










 Un Afar, personne vivant dans le Danakil, avec quelques enfants vivant proche du volcan.



Sur un autre volcan proche, voici une autre activité volcanique qui donne ces couleurs particulières.








Voici le désert de sel et la formation de sel sur les pentes d un volcan.